dimanche 29 mars 2015

Saint-Brévin - Serpent d'Océan



La mer refuse de se retirer de la plage comme le cycle de la marée lui imposerait : poussées par un vent à la puissance du continu, les vagues déversent leur énergie ondulatoire entre les crocs du monstre d'aluminium.

mercredi 25 mars 2015

Mécanique des fluides

(c) AL, 2015


Le temps où je pouvais passer quelques heures à mon bureau en compagnie d'équations est bientôt révolu ; et c'est tant mieux ! Je garde dans ma bibliothèque quelques livres sur la mécanique des milieux continus — ils me seront peut-être utiles pour créer un cours et partager ce que j'ai compris de lectures, discussions ou gestion de projets de R&D du domaine.  Ou tout simplement parce que certains me font penser à des oeuvres d'art !

vendredi 20 mars 2015

Oléron - Marée à l'acmée



Tout commence avec une pulsation, lente comme la descente du soleil vers l’horizon sous l’effet d’une légère pesanteur, chaque station de son inexorable disparition nuancée d’une nouvelle teinte. Masquée par les ondulations des photons que la lumière, réconciliée pour un instant avec sa double nature, bombarde à la surface des eaux dansantes, cette respiration que la mer prend au large, à l’air volatil et capricieux, est à peine perceptible aux sens humains. La symphonie se déroule pour l’instant dans le secret silence des profondeurs, où les particules de fluide se mettent délicatement en mouvement, dessinant d’amples trajectoires circulaires superposées en cycles contrarotatifs.
Progressant comme au rythme d’un délicat tempo marqué par les basses de l’orchestre océanique, la respiration des eaux se fait plus puissante à mesure qu’elle s’enrichit de nouvelles composantes, qui fondent leur phase et leur amplitude en une nouvelle différence de marche. Fort de cet enrichissement spectral, le discret ballottement de l’océan se fait plus présent : on perçoit maintenant sa signature chromatique, brise légère qui vient coucher les oyats sur les flancs de la dune et caresser les grains de beauté posés sur la peau du sable.
Ondoyant animal marin, coursier inquiétant de Poseïdon ou serviteur docile de Neptune, il avance en un murmure porté à allure constante par les rotations de sa sous-marine colonne vertébrale, qui trouve appui sur un fond régulier dont la déclivité annonce la présence de la plage. Les ondulations se font maintenant cylindres aquatiques, réfractant la lumière du soleil en toute direction, et desquels émanent progressivement d’homothétiques tubes d’écume, motif géométrique à la musicalité caractéristique :  un chuintement fractal au timbre aigu trahit sa présence au rivage. Ces sculptures marines aux larges échelles turbulentes semblent s’organiser comme une armée déterminée à prendre d’assaut de la plage ; le murmure des eaux devient grondement, dont l’intensité croissance annonce un pacifique débarquement auquel semble se résigner le sable déjà humide. Les amples cercles d’eau qu’une profondeur uniforme laissait librement s’épanouir se heurtent à l’absence de support solide, ce qui précipite leur déferlement soudain : un maelstrom confiné à une portion congrue de l’espace divise les flux en une myriade de tentacules aqueuses, comme figurées dans certaines estampes japonaises. Les eaux se mettent alors à aboyer, comme pour signaler leur présence et marquer leur territoire : gare aux nageurs ou marcheurs des abords de mer !
Le bruissement de l’écume se fait horizontal et se répand sans vergogne sur toute la surface offerte à sa conquête, dévorant méthodiquement chaque parcelle de sable en une curée marine, jusqu’à ce que repu, il laisse place au silence du reflux. Sous l’effet du magnétisme des fluides, de fins courants divisés par la présence d’obstacles solidement accrochés sur un sol devenu meuble rebroussent chemin, décrivant des courbes hiératiques ; elles forment par leur empreinte aléatoire un dais qui se plait à jouer avec les rais lumineux et en révèlent par faible incidence les étonnants motifs. De cette agitation des éléments – grotesque et splendide à la fois – ne subsiste plus comme témoin que le rire malicieux de parcelles argentées ruisselant entre les aspérités minérales, telle la clameur de rires enfantins qui hantent encore longtemps le préau d’une école vidée de leurs jeux.

mardi 17 mars 2015

Oléron - Louisiane Spirit



La lumière de cette fin d'après-midi me transporte de l'île vers le delta.



lundi 16 mars 2015

Oléron - Les Huttes



Quelle heure est-il sur cette plage ? Tous les cadrans solaires semblent avoir perdu leurs repères !

dimanche 8 mars 2015

Saint-Omer de Blain - Arbres dans les brumes



Protégés par de bienveillantes brumes ce matin, les arbres du bord du canal révèlent pudiquement leur humanité.



samedi 7 mars 2015

Saint-Omer de Blain - Fin d'après-midi



Frémissement du printemps sur les bords du canal...

jeudi 5 mars 2015

Nantes - Métaphysique



"A l'éternelle triple question toujours demeurée sans réponse : 'Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ?', je réponds : 'En ce qui me concerne, personnellement, je suis moi, je viens de chez moi et j'y retourne' !" (Pierre DAC)

mercredi 4 mars 2015

Saint-Nazaire - Balade sur le port



Courte pause entre ville et port ; le temps d'une respiration au rythme de la marée.

lundi 2 mars 2015

Nantes - Le Fil



"C'est un air détaché pour chanter le fil enchanté
Qui malgré nos airs fâchés dit : 'Tâchez de vivre attachés'
Les coeurs des coeurs approchés, accrochés par un fil caché.
Si le monde est démanché, tâchez de ne pas le lâcher."
(Alain SOUCHON)

dimanche 1 mars 2015

Chédigné - Black & White



Berceau d'un festival de Blues, Chédigné est habituée au mélange de noirs et de blancs...