vendredi 31 mars 2017

Michael KENNA / En France

Chariot d'Apollon, Versailles, 1996 - (c) Mikael KENNA


J'aime bien le minimalisme — et le perfectionnisme — que je vois dans les photographies de Mikael KENNA. J'ai eu envie de faire des poses longues en découvrant certains de ses clichés.

Rien ne semble laissé au hasard dans ses compositions : il recherche l'essence de son sujet, s'intéresse à ses formes et délivre une vision abstraite du monde qu'il contemple. Cela me fatigue parfois — j'ai besoin de percevoir l'humain dans la photographie — et d'autres fois, cela me repose.

La beauté de ses clichés peut au premier abord m'être assez froide ; elle m'enchante aussi par la subtilité des tons, le choix des cadrages, des lumières et des sujets (qui peuvent être plutôt originaux et surprenants, comme par exemple capter les écoulements de masses d'air autour des aéroréfrigérants d'une centrale électrique).

"En France" est un voyage très classique et très agréable, tout en photographies au format carré, que je fais de temps en temps avant de m'endormir.


Mikael KENNA "En France" (Nazraeli Press, 2014)

jeudi 30 mars 2017

Josephine BAKER

(c) Catel MULLER & José-Louis BOCQUET / Casterman 


J'ai lu récemment et ai aimé cette bande dessinée de Catel & BOCQUET, consacrée à la vie de Joséphine BAKER — dont je ne connaissais que "J'ai deux amours" (qui me rappelle à chaque fois la séquence d'ouverture du film d'Alain RESNAIS, "On connaît la chanson" : il en fait entonner à Dietrich VON CHOLTITZ les première paroles alors que ce dernier décide de ne pas "Brûler Paris" !) et la séquence de la "Banana Dance".

Je suis content d'en avoir appris plus sur elle : de ses origines dans les quartiers noirs de Saint-Louis, marquée par la violence de la ségrégation raciale, jusqu'à sa famille "multicolore", projet utopique auquel elle a donné corps — en passant par ses multiples amants, voyages, spectacles et combats, qui ont tous donné un sens à sa vie et en ont fait un personnage hors du commun.

J'ai aimé le rythme de narration et le trait du dessin, en noir et blanc — et j'ai été impressionné par la densité des ressources bibliographiques utilisées pour construire l'ouvrage ; un portrait dessiné des personnes qui ont compté dans la vie de celle que ses proches surnommaient affectueusement "Tumpie" accompagnent et complète le récit.

Cette lecture me donne envie de danser (?!) — et aussi de relire l'histoire d'Olympe de GOUGE, racontée par ces deux mêmes auteurs. 


Catel & BOCQUET — "Josephine BAKER" (Casterman, 2016)

mercredi 29 mars 2017

Scarborough Fair



I have been cherishing, and still love, this traditional song arranged by Paul SIMON & Arthur GARFUNKEL, which I have listen to for hundred times or so since I am a child — a teenager and a young adult.

I happen to remember now the LP-vinyl playing on my father's turntable: the inimitable sound of Art's guitar strings, vibrating under the strum of his slow fingerpicking play; the unique harmonies of Paul's voice — dubbed with the echo of both of them (as well as the magic and mystery which seemed to emanete from this puzzling lyrics: "Pasley, Sage Rosemary and Thyme"...).

This memory is still intact after such long years.

It is also the latest tune I have learned to play on my guitar — of course, the differences between my interpretation (if I may say so...) and the original is just fustrating, but I like it; and above all, I just feel good to share it.

I also enjoy the cover by French artist Laurent VOULZY and the celtic orchestral version he has arranged and performed (*). 


(*) https://www.youtube.com/watch?v=DD0EPM6lD04

dimanche 26 mars 2017

Vivian MAIER / Street Photographer

Self Portrait - (c) Vivian MAIER


J'ai découvert Vivian MAIER sans connaître sa vie — que l'on dit unique dans l'histoire de la photographie — à l'occasion d'une exposition du Musée du Jeu de Paume au Château de Tours. Un regard porté toute une vie sur celle de ses contemporains avec une maîtrise sûre de la pratique photographique, qui dévoile un univers et une personnalité : je reviens avec plaisir à la lecture d'un ouvrage qui retrace son parcours et ses rencontres.


"Vivian MAIER, Street Photographer" (PowerHouse Books, 2011)

samedi 25 mars 2017

Prière pour B.

(c) Thierry LACASSE, 2011
http://www.thierrylacasse.com


Je viens d'apprendre aujourd'hui avec incrédulité l'hospitalisation de B., dont j'ai croisé le furtivement le chemin l'année dernière — beaucoup d'angoisse accompagne cette nouvelle, à la pensée de ce qui va arriver.

Je ne sais pas si j'aurai l'occasion de lui adresser des remerciements de vive voix, comme beaucoup de ceux qu'il a aidé ; B. est engagé dans sa relation d'aide qu'il pratique au service de tous ; j'ai été touché par sa vision profonde de la vie, de la naissance et de la mort ; et de son attachement à la partager, pour soulager les âmes, les corps et les coeurs.

J'ai partagé avec lui un moment de détresse — il a écouté simplement, sans jugement, avec la patience et la simplicité qui, me semble-t-il, le caractérisent ; il m'a aidé à vivre "ce qui est", et montré la voie pour soulager des douleurs, accepter des peurs, accueillir des joies.

Je pense à lui en cet instant : pour accompagner, comme je le peux, la souffrance qui est la sienne en ces jours ; pour lui rendre une partie de l'énergie et de la lumière qu'il a transmise, au moment où il en a besoin. Je sais qu'il y a de la paix dans tout son être — et je suis heureux pour lui ; je demande à la vie qu'elle l'accompagne pour toujours.

jeudi 23 mars 2017

Raymond DEPARDON / Adieu Saïgon

Saîgon, 1964 - (c) Raymond DEPARDON


Je trouve émouvant et éprouvant ce portrait d'une ville (d'un pays), de ses habitants — et de ses mutations ; adieu à Saïgon, lieu d'histoire : Raymond DEPARDON se fait témoin des évènements, capte les ambiances et fige le quotidien ; images de guerre et de paix. Un livre dont j'ai trouvé les noirs, blancs et nuances de gris magnifiques — et que je regarde en écoutant "Hanoï" par LGS (*).


Raymond DEPARDON "Adieu Saïgon" (Seuil, 2015)
(*) https://www.youtube.com/watch?v=mFkikCbX-bQ

mercredi 22 mars 2017

M n'est pas toujours maudit !

Je n'arrive plus à photographier aujourd'hui, mais ceci donne envie pour demain, peut-être...



Congratulations! Your entry in the BLACK & WHITE Single Image Contest 2017 has been selected for a Single Image Award, which means that one (or more) of your images will be published in the Special Issue #119 of BLACK & WHITE magazine. You can be confident your work stood out in a way that deserved this special attention.

mardi 21 mars 2017

It is the Best Time of the Day, Charlie BROWN

(c) Charles M. SCHULTZ, 1982


J'ai relu avec plaisir hier soir un épisode de Peanuts, alors que d'autres débattaient à la télévision devant des caméras habituées à retransmettre des rencontres sportives ; 2017 étant l'année de tous les programmes, en voici un qui semble intemporel !

lundi 20 mars 2017

Jeanloup SIEFF / Demain, le temps sera plus vieux

Vogue, Londres, 1967 - (c) Jeanloup SIEFF


40 années de photographie : "Demain, le Temps sera plus vieux" m'impressionne par la diversité des photographies auxquelles s'est adonné Jeanloup SIEFF (portraits — intimes ou public — paysages, mode, etc.) et de la façon singulière dont il a choisi de les traiter.

J'aime son style, marqué souvent de forts contrastes — des noirs profonds qui ne perdent pourtant pas en détail (savant mélange de perception de la lumière in-situ et de savoir faire chimique...) ; j'aime aussi les compositions de ses photographies de mode (situations décalées, comme cette campagne pour des vêtements d'hiver avec un mannequin posant en plein désert maroquin, sous l'oeil bienveillant d'un dromadaire ; usage de courtes focales, qui accueillent dans le cadre des éléments de décor et distordent les perceptions).

Elles leur donnent un fort caractère à ses images, tout en respectant le modèle, dont je sens le jeu avec le photographe ; il ou elle ne subit pas son parti-pris esthétique et en est à part égale l'artisan : ils racontent ensemble une histoire, que chacun est libre d'imaginer, d'interpréter — à l'opposé de ce que je trouve vulgaire dans le domaine de la photographie publicitaire.


Jeanloup SIEFF — "Demain, le Temps sera plus vieux" (Taschen, 1996)

dimanche 19 mars 2017

Pensée pour P.

Corto MALTESE - (c) Hugo PRATT


J'ai appris hier avec stupeur et tristesse la disparition de P.

Quelques souvenirs me sont remontés d'un temps lointain, avec tous ceux qui étaient à bord dans ces années.

Je suis heureux et reconnaissant d'avoir partagé de bons moments avec lui, à qui je dois :
  • un baptême au champagne pour fêter l'obtention d'un diplôme (je sens encore le liquide froid et bouillonnant perler sur mes cheveux et dégouliner dans mon cou) ;
  • un coup de pouce bienveillant pour décrocher un stage à la "Compagnie Générale des Eaux" ;
  • un concert historique des Rolling Stones à Prague ; évènement d'ampleur pour les amateurs de rock en République Tchèque (dans un Strahov à l'architecture rigoriste et minimaliste, au soir déclinant d'une chaude journée d'août à l'ambiance orageuse, je me souviens de l'enthousiasme des milliers de fans — et de la chanson "Beast of Burden") ;
  • la découverte de Corto MALTESE (P. m'avait dit : "Cela devrait te plaire, avec Corto, l'oeil du photographe est souvent sollicité...").
L'odeur de miel du tabac dont il bourrait sa pipe ; des repas (parfois arrosés), des discussions, des rires... à n'en plus finir !

    samedi 18 mars 2017

    Jean-Jacques SEMPE

    (c) Jean-Jacques SEMPE / Denoël


    J'apprécie à chaque fois la simplicité et l'acuité de l'humour de Sempé ; ici, un chat de bibliothèque... qui chasse les rats de bibliothèques ?

    vendredi 17 mars 2017

    Etude visage - trois-quart



    Une seconde étude de visage ; sept heures avec les retouches de Thierry (je devine les endroits où il est intervenu...) pour arriver à un rendu dont je suis content.

    jeudi 16 mars 2017

    Françoise H



    Dessin du jour ; j'essaie un portrait de Françoise HARDY d'après une photographie de Jeanloup SIEFF ; elle ne s'y reconnaîtrait pas, mais je suis content de cet essai : c'est déjà bien pour aujourd'hui !

    mercredi 15 mars 2017

    Etude visage - face



    Première étude de visage, après sept heures de labeur avec Thierry — des erreurs à n'en plus finir ; et pourtant, je suis content de moi !

    mardi 14 mars 2017

    Marcel GOTLIB

    (c) Marcel GOTLIB / Dargaud


    Marcel GOTLIB nous a quitté en fin d'année dernière ; j'ai relu le premier tome de "Rubrique à Brac", tiré du fond de ma bibliothèque. J'ai retrouvé avec plaisir l'esprit de cette série — selon son auteur, à l'humour glacé et sophistiqué. 

    Le verbe déborde un peu et je n'ai pas eu l'envie de lire les textes ; le trait de GOTLIB reste pour moi alerte — comme sur cette vignette vintage psychédélique d'Isaac NEWTON, personnage récurrent au running gag de la pomme (je me demande si la mécanique à la sauce R.A.B pourrait passionner des élèves de Lycée...). 


    lundi 13 mars 2017

    Olivier DEBRE

    (c) Olvier DEBRE, 1990


    Je connais Olivier DEBRE sans le connaître, simplement je crois par son nom — ou le souvenir d'une visite au Musée des Beaux Arts de Tours (la rencontre avec l'univers d'un artiste est lente) ; je découvre par le hasard d'une exposition quelques-unes de ses gravures : une invitation à contempler plus longuement son travail, et à en apprécier la variété et la beauté. 

    dimanche 12 mars 2017

    Sebastiao SALGADO / La Main de l'Homme

     Pêcheurs en Sicile, 1991 - (c) Sebastiao SALGADO


    Je me souviens de la découverte des photographies de Sebastiao SALGADO ; d'abord avec ce livre, "La Main de l'Homme" — et avec deux expositions ("Exodes" à Bruxelles et "Genesis" à Paris). Dans cet ouvrage, je ressens le regard de l'économiste, comme poussé par le besoin de faire un état des lieux du travail dans le monde ; je trouve remarquable qu'à la fin des années 90, à l'heure où le monde rentrait dans l'économie numérique, il ait eu l'intuition que le travail manuel n'était pas en train de disparaître ; et de le montrer, de le raconter, dans sa diversité.

    J'ai été impressionné par la puissance qui se dégage de ses images — parmi les reproches faits à Sebastiao SALGADO, celui d'esthétiser la misère ou de parler d'un monde qui n'existe pas ; je trouve que ces critiques occultent l'énergie dépensée dans ces projets, la sincérité qui y est déployée, les risques pris par le photographe sur le terrain, et la valeur de ses engagements — comme ceux de la communauté des photo-reporters, dont il contribue aussi à faire connaître le métier, au risque parfois de les éclipser lorsqu'il occupe l'espace de diffusion.

    Pour moi, les images gardent leur intensité et la force de leur témoignage est à la fois intacte et authentique ; les clichés des pompiers à l'assaut des puits de pétrole en feu m'évoquent "Le Salaire de la peur" ; ce pêcheur de méditerranée a le visage d'Ulysse, lassé d'un long voyage — ou des "Travailleurs de la mer". Je me souviens d'un reportage sur les mines d'or au Brésil, visionné à la télévision autour de mes dix ans (et du sentiment de révolte mêlé d'incompréhension que j'avais eu à l'époque — sans pouvoir le traduire) : les photographies de Sebastiao SALGADO me ramènent à cette émotion d'enfant.     

    Le livre foisonne d'images en différents formats, dont je n'ai pas fait le tour, malgré plusieurs lectures ; à la prochaine fois, alors.


    Sebastiao SALGADO — "La Main de l'Homme" (La Martinière, 1996)

    samedi 11 mars 2017

    Martine FRANCK / D'un Jour l'autre

    Hospice d'Ivry-sur-Scène, 1975 - (c) Martine FRANCK 


    Martine FRANCK tient une place particulière dans mon coeur ; sa sensibilité et sa timidité l'ont conduite à faire de la photographie. Seconde femme d'Henri CARTIER-BRESSON, elle a creusé un sillon singulier, sans comparaison ni compétition avec lui.

    J'aime son regard profond et respectueux sur les hommes et les paysages ; toutes ses photographies racontent une histoire et invitent à suspendre le temps pour le contempler.

    Parmi ses compositions les plus simples, j'aime "Meudon, 1991" : une silhouette se dégage dans le lointain d'une allée bordée d'arbres ; un jour inspiré, faire une photographie dans son esprit (je connais une perspective similaire au Jardin des Plantes de Paris).  


    Meudon, 1991 - (c) Martine FRANCK


    Martine FRANCK — "D'un jour, l'autre" (Editions du Seuil, 1998)

    vendredi 10 mars 2017

    Raymond DEPARDON / Paris Journal

    Station Luxembourg, 1998 - (c) Raymond DEPARDON


    "Paris Journal" est le livre de photographies de Raymond DEPARDON que je préfère ; son ouvrage le plus personnel : il y publie des clichés pris au hasard de son quotidien parisien, essentiellement — comme une invitation à découvrir la beauté qui nous entroure et à laquelle nous ne faisons que très rarement attention ; aucun sujet, même le plus banal, n'échappe à son regard et il nous en livre une interprétation avec un très beau rendu noir et blanc.

    C'est avec le même état d'esprit qu'il réalise en 2008 un tour du monde en 14 jours, rapportant des ambiances des villes de la terre ; publiées dans un livre de poche, les deux ouvrages se répondent.


    Honolulu, Cape Town, Tokyo, 2008 - (c) Raymond DEPARDON


    Raymond DEPARDON — "Paris Journal" (Hazan, 2004) & "Le Tour du monde en 14 jours" (Points, 2008)

    jeudi 9 mars 2017

    Calvin & Hobbes

     (c) Bill WATERSON / Hors Collection


    J'adore ce gamin turbulent et son tigre en peluche qui s'anime, pense et agit en sa présence. Calvin et Hobbes me font rire à chaque lecture ; un super-héro de son imagination (le fameux "Hyperman", alter-ego qui sauve le petit garçon de bien des situations, comme retourner dans le temps pour faire ses devoirs en inversant, grâce à sa force hors du commun, le sens de rotation de la Terre), des plans diaboliques pour faire enrager Suzie (la fille d'à côté, un brin énervante ; deux raisons de la détester : c'est une fille et elle aime travailler !), des jeux sans sens (comme le "Calvinball" aux règles évolutives, lesquelles échappent à toute logique), des excuses à deux dollars, présentées à Mme WORMWOOD, l'institutrice ("Mes parents n'ont pas payé la note de gravitation et je me suis envolé hier soir : impossible de faire correctement mes devoirs !"), des réflexions philosophiques sur la vie, l'art, l'action, le temps (comment apprendre simplement des notions présentées comme complexes par des professionnels de la sagesse !), des bonhommes de neige polyvalents (tantôt alignés en ordre martial pour accueillir le retour à la maison d'un père dépité par les inventions de son fils, tantôt clones des statues de l'Ile de Pâques, qui rendent perplexes les voisins...)  ; impossible de se souvenir de tout : relire alors un tome pour mon plus grand plaisir  — en version originale, quand l'énergie est là !  

    mercredi 8 mars 2017

    René BURRI / Photographies

    Ernesto GUEVARA, 1963 - (c) René BURRI


    J'aime cette photographie de René BURRI, qui résume à mon sens le talent de ce photographe : celui d'avoir été le témoin de son époque, et de s'être trouvé au bon moment au bon endroit ; sur cette image, je trouve qu'il arrive à restituer la complexité de la personnalité d'Ernesto GUEVARA, son charisme, de façon fulgurante — son attitude m'évoque une certaine arrogance : la posture du pouvoir, menton relevé, orné d'une barbe à la fois masculine et romantique ; le cigare fier, coincé entre des lèvres qui expriment un côté flegmatique ; dans le regard, une attention distante, que je devine un peu hautaine et, peut-être, lasse aussi ; sur le front, une forme d'inquiétude mêlée d'assurance. Je trouve cette image en ce sens plus forte et plus complexe que celle, sans doute plus connue, d'Alberto KORDA (qui pourrait s'intituler "El Che au béret") — cette photographie ayant par ailleurs une histoire aussi intéressante à livrer !


    René BURRI — "Photographies" (Phaidon, 2007)

    mardi 7 mars 2017

    Un visage


    Pour cette séance, Thierry m'accompagne encore : "essaie de trouver les ombres et les reliefs sur un visage que tu inventes..." ; plus facile à dire qu'à faire pour moi ! Au bout de quatre heures, quelque chose arrive ; l'exercice terminé, nous passerons en grandeur nature sur un portrait. 

    lundi 6 mars 2017

    Oeil d'Adèle ?



    Un peu de dessin hier soir — encore quelques essais en solo avant de retrouver Thierry pour une nouvelle séance ; oeil pour oeil, je prends pour modèle Adèle : cela aurait pu être pire si j'avais tenté de chanter en même temps une de ses chansons !

    dimanche 5 mars 2017

    Pierre DE FENOYL / Une géographie imaginaire

     Languedoc, 1984 - (c) Pierre DE FENOYL


    J'aime beaucoup les photographies de Pierre DE FENOYL particulièrement celles qu'il a prises dans le Tarn, où il vivait ; ses compositions, en apparence très simples, où les arbres trouvent toujours leur place, me parlent et m'émerveillent : je ressens sa recherche esthétique et poétique, son amour pour la lumière et pour les paysages, qu'il reçoit et transmet — je puise à chaque lecture de sa "géographie imaginaire" une belle énergie.


    Pierre DE FENOYL — "Une géographie imaginaire" (Xavier BARRAL Editions, 2015)

    samedi 4 mars 2017

    Annie LEIBOVITZ / A Photographer's Life

    Bruce SPRINGSTEEN, 1999 - (c) Annie LEBOVITZ


    Lorsque j'ai découvert cette photographie dans le livre d'Annie LEBOVITZ "A Photographer's Life", je me suis exclamé "Voilà une image que j'aurais aimé faire !" (ce qui pour moi est l'un des plus beaux compliments que l'on puisse faire à un artiste : une jalousie admirative et positive !) ; mon imagination travaille : la composition, l'exposition et le cadrage, plutôt simples (enfin, bon...), ne me seraient pas hors de portée ; juste être là au bon endroit, au bon moment (soupir...).

    "The Boss", surpris dans un moment de solitude — ce que je devine comme un backstage : établissant la liste des chansons d'un show qui se prépare et apportera généreusement à son public le plein d'une énergie communicative dont on se demande où est la source... "Hey, Bruce, est-ce que tu veux bien ne pas oublier l'une de celle-ci dans le set — 'Atlantic City', 'Hungry Heart', 'Darkness at the Edge of Town', 'The River', ou.... ? Impossible de choisir : c'est peut-être pour cela que tes concerts durent si longtemps !".

    Cette image élude un instant la contemplation du reste de l'ouvrage, collection magistrale de portraits de personnalités marquantes dans le monde de la création ; un regard professionnel pour des images utilisées dans de nombreux magazines à travers le monde — et des moments d'intimité, joyeux ou tristes, que l'artiste restitue avec une étonnante sensibilité.   


    Annie LEBOVITZ — " A Photographer's Life : 1990-2005" (Random House Publishing Group, 2006)

    vendredi 3 mars 2017

    Angelina, B&W Graphic !



    Aujourd'hui, je n'ai pas cours de dessin ; je me lance dans un essai de portrait — prenant pour modèle Angelina JOLIE (j'aime bien le graphisme de la photographie utilisée pour la publicité GUERLAIN) ; à l'arrivée, rien de guère ressemblant (ou presque) à l'original : juste le plaisir d'avoir essayé tout seul !

    jeudi 2 mars 2017

    Arnold NEWMAN / Photographies

    Pablo PICASSO, 1954 - (c) Arnold NEWMAN


    J'ai découvert le travail d'Arnold NEWMAN grâce à ce livre publié en 2006 et offert par des amis nantais qui connaissaient mon intérêt pour la photographie ; leur choix de cadeau était avisé : j'ai d'emblée été séduit par ce photographe et le livre est l'un de ceux que je regarde régulièrement, (re-)découvrant à chaque consultation de nouvelles images.

    Si les compositions urbaines très géométriques et les quelques expérimentations graphiques (par exemple ces formes de violons qui font penser aux collages de Pablo PICASSO) sont à elles seules de belles images, les portraits qu'il a réalisé des grandes personnalités — artistes ou politiques, intellectuels ou scientifiques — sont de ceux qui marquent le plus.

    Une grande majorité de noirs & blancs (et quelques couleurs, datant pour l'essentiel des années soixante-dix — comme ce portrait de George HARRISON, posant de façon décontractée devant une table de mixage, période post-Beatles : large sourire, cheveux bouclés et petite moustache !), avec de belles nuances de ton.

    Arnold NEWMAN révèle la plupart du temps le caractère des femmes et des hommes qui posent devant son objectif en les inscrivant dans leur environnement (JFK devant un lieu de pouvoir : au premier plan le visage du Président derrière lequel chemine l'allée d'accès à la Maison Blanche ; le visage d'Igor STAVISKY, appuyé sur une main, semble se faire avaler par la bouche ouverte de son piano noir géant...) ; pour d'autres, seul le visage est mis en valeur, par un cadrage serré, comme avec Pablo PICASSO et tout se jour dans l'intensité du regard ou la force des traits.

    Les poses sont plutôt "pensées"et rien ne semble laissé au hasard (du cadrage à la lumière, en passant par le lieu de la prise de vue) ; si j'éprouve parfois une sensation de froideur en regardant certains portraits — et en ce sens, je ressens plutôt un "regard masculin" — je trouve que ce parti-pris esthétique n'enlève en rien à ce que nous pouvons percevoir des personnalités photographiées.

    Une vie dédiée à la photographie : le legs d'Arnold NEWMAN à son art est aussi un beau cadeau fait à ses modèles.


    Arnold NEWMAN (Taschen, 2006)

    mercredi 1 mars 2017

    Elilot ERWITT / Icons

    Musée du Prado, 1955 - (c) Elliot ERWITT


    Je m'amuse avec le regard d'Eliott ERWITT, qu'il pose avec acuité sur notre monde ; en regardant ses images, je ne sens pas de condescendance : le plaisir d'observer des situations plus ou moins banales — et la patience d'attendre le bon moment... — et d'en partager l'absurde, le cocasse, parfois l'étrange, toujours avec humour ! 


    Eliott ERWITT — "Icons" (Silvana Editoriale, 2012)