dimanche 6 août 2017

Z

(c) Nick BRANDT, 20112
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Le terme “zèbre” a été introduit par Jeanne SIAUD-FACCHIN dans son ouvrage Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte surdoué. La psychologue est formelle : il existe des intelligences supérieures (au sens d'un critère)... ou différentes et elle tente d'en dresser un portrait détaillé et nuancé. Elle choisit de désigner ces personnalités présentées comme hors du commun (pas au sens exceptionnel, au sens d'une différence parfois mal comprise ou admise, si elle existe...) en les apparentant à un sympathique animal ; elle justifie son choix en ces termes.

Le zèbre, cet animal différent, cet équidé qui est le seul que l'homme ne peut pas apprivoiser, qui se distingue nettement des autres dans la savane tout en utilisant ses rayures pour se dissimuler, qui a un besoin des autres pour vivre et prend un soin très important de ses petits, qui est tellement différent tout en étant pareil. Et puis, comme nos empreintes digitales, les rayures des zèbres sont uniques et leur permettent de se reconnaître entre eux. Chaque zèbre est différent. Je continuerai alors à dire et répéter que ces « drôles de zèbres » ont besoin de toute notre attention pour vivre en harmonie dans ce monde exigeant. Je continuerai à défendre tous ces gens « rayés » comme si ces zébrures évoquaient aussi les coups de griffe que la vie peut leur donner. Je continuerai à leur expliquer que leurs rayures sont aussi de formidables particularités qui peuvent les sauver d'un grand nombre de pièges et de dangers. Qu'elles sont magnifiques et qu'ils peuvent en être fiers. Sereinement...

Je ne sais pas s'il existe des êtres humains plus humains que d'autres ; certainement dans des occasions extrêmes cette sur-humanité se manifeste-t-elle : écoutons simplement les témoignages de résistants, de survivants, de soignants... Les sociétés se structurent simplement pour hiérarchiser ou ordonner les talents, là où ils ne sont que chaos et répartis aléatoirement. En intégrant ou non des personnes considérées comme différentes.

Nous sommes au fond tous des surdoués : c'est ce que me disait un psychologue pour aider à comprendre ; et je souscris à ses propos. Etre vivant, c'est être adaptable à un point qui dépasse le seul bagage génétique dont nous avons été pourvu.

A quelle(s) fin(s) cette (ces) intelligence(s) est-elle sont-elles utilisée(s) ? Cela me semble plutôt la bonne façon de regarder les choses. De cela nous sommes responsables au jour-le-jour ; lorsque nous n'avons que ce moyen à notre disposition.


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